News Release

RECHERCHE : Les parcs nationaux pourraient faire mieux pour limiter la fragmentation du paysage, selon une étude réalisée à l’Université Concordia

Plus d’un tiers des parcs ont connu une croissance plus rapide de leurs infrastructures que les régions environnantes

Peer-Reviewed Publication

Concordia University

Selon une étude menée à l’Université Concordia, les parcs nationaux du Canada ont encore du mal à protéger les paysages contre la fragmentation aussi efficacement qu’ils le devraient.

L’équipe de recherche a tenté de déterminer dans quelle mesure les parcs nationaux du Canada avaient réussi à prévenir la fragmentation de leurs espaces naturels attribuable aux infrastructures de transport, à l’agriculture et à d’autres obstacles qui nuisent aux déplacements de la faune dans ces zones.

Les auteurs de l’étude ont analysé 43 parcs nationaux et réserves de parcs nationaux du Canada et les ont comparés à des zones non protégées situées à proximité, depuis l’année de leur désignation jusqu’en 2020. Les membres de l’équipe de recherche ont cartographié les routes, les voies ferrées, les zones bâties, les installations industrielles, les terres agricoles, les plans d’eau et divers autres éléments à l’aide de cartes historiques et de bases de données géographiques numériques. Ils ont ensuite comparé les changements observés à l’intérieur des parcs avec ceux des zones de référence situées à proximité.

À l’aide d’une mesure appelée « largeur effective de maille », l’équipe a évalué la facilité avec laquelle les animaux peuvent se déplacer dans chaque lieu. De grandes mailles indiquent des paysages connectés, tandis que des mailles plus petites indiquent une fragmentation plus importante.

Dans environ la moitié des parcs et des zones témoins, la largeur des mailles n’a guère évolué au fil du temps, principalement dans les régions isolées. Cependant, la fragmentation s’est accélérée dans environ 35 % des parcs par rapport aux zones non protégées comparables, tandis que seulement 15 % environ ont connu une fragmentation plus lente que leurs zones témoins. Les efforts de protection des parcs semblent donc n’avoir réussi qu’en partie à prévenir la fragmentation.

En moyenne, les parcs anciens affichant une longue histoire en matière de tourisme et d’infrastructures de transport ont connu une fragmentation plus importante que les espaces naturels voisins non protégés. La protection s’est avérée la plus efficace dans les écozones de la Taïga, des Prairies et de l’Arctique ainsi que dans l’écozone maritime du Pacifique (la région longeant la côte de la Colombie-Britannique). À l’inverse, la protection des parcs s’est révélée le moins efficace dans les écozones des cordillères (y compris les Rocheuses) et des Plaines de l’Hudson (rive sud de la baie d’Hudson).

Les parcs nationaux de Banff, de Jasper, de Yoho, de Kootenay, de Prince Albert et de la Mauricie sont des exemples de secteurs où la fragmentation s’est accrue de manière plus marquée que dans les zones non protégées.

Selon l’équipe de recherche, ces résultats montrent l’importance de surveiller attentivement la fragmentation du paysage afin de cerner les tendances à long terme et d’évaluer les effets des différentes stratégies de gestion mises en œuvre par Parcs Canada.

L’article a été coécrit par Clara Freeman-Cole, étudiante à la maîtrise, et Jochen Jaeger, professeur au Département de géographie, urbanisme et environnementIl a été publié dans la revue Environmental Monitoring and Assessment.

Lisez l’article cité : « How effective have Canadian national parks been at preventing landscape fragmentation? »


Disclaimer: AAAS and EurekAlert! are not responsible for the accuracy of news releases posted to EurekAlert! by contributing institutions or for the use of any information through the EurekAlert system.