En août 2024, l'OMS déclare l'épidémie de mpox en République démocratique du Congo (RDC), puis dans les pays voisins, comme une urgence de santé publique de portée internationale. La rapide propagation d'une nouvelle souche depuis l'est de la RDC vers d'autres pays a rendu indispensable un diagnostic fiable, pour évaluer l'ampleur et orienter la réponse à l'épidémie. Une étude menée par l'Université de Genève (UNIGE), l'Institut de médecine tropicale d'Anvers (Belgique) et l’Institut national de recherche biomédicale (RDC) a analysé plus de 2700 résultats de tests PCR pour le mpox dans quatre villes congolaises — Goma, Kamituga, Kinshasa et Uvira — entre avril 2024 et avril 2026. Près de 35 % des échantillons déclarés positifs ne correspondraient pas à de véritables infections, mais à une contamination de l'environnement par de l'ADN viral du mpox. Publiée dans The Lancet Infectious Diseases, cette étude a des conséquences concrètes, tant pour la surveillance épidémiologique que pour les personnes diagnostiquées à tort.