En Suisse, 0,02 % de la population dépasse l’âge de 100 ans. Y aurait-il des caractéristiques biologiques associées à cette longévité exceptionnelle? Dans le cadre de l’étude «SWISS100», premier projet de recherche suisse de grande ampleur consacré aux centenaires, une équipe de l’Université de Genève (UNIGE) et de l’Université de Lausanne (UNIL) a comparé le profil sanguin de centenaires avec celui d’octogénaires, puis avec celui de personnes entre 30 et 60 ans. Pour 37 protéines, les centenaires présentent un profil étonnamment proche de celui des plus jeunes, notamment des marqueurs de stress oxydatif particulièrement faibles. Parmi les autres protéines identifiées, au moins trois participent à la régulation de la matrice extracellulaire (le «ciment» de notre organisme). D’autres pourraient jouer un rôle protecteur contre le développement tumoral ou intervenir dans le métabolisme des lipides et du glucose. Ces résultats sont à découvrir dans la revue Aging Cell.