La stimulation cérébrale permet de corriger l’activité électrique anormale de circuits neuronaux impliqués, notamment, dans la maladie de Parkinson et la dépression. Cependant, les approches actuelles de stimulation transcrânienne, effectuées depuis le cuir chevelu, n’atteignent que les régions superficielles du cortex, ce qui limite leurs applications. À l’inverse, la stimulation cérébrale profonde permet de cibler des structures au cœur du cerveau, mais nécessite l’implantation chirurgicale d’électrodes. Une équipe du Centre Synapsy de recherche en neurosciences pour la santé mentale de l’Université de Genève (UNIGE), en collaboration avec l’ETH Zurich, le Centre Wyss à Genève et l'EPFL, est parvenue à améliorer une technologie intermédiaire prometteuse appelée «stimulation par interférence temporelle». Elle permettrait des stimulations cérébrales non invasives plus profondes et ciblées. L’étude est à découvrir dans Cell Systems.