Les maladies métaboliques, telles que le diabète, ont atteint des proportions épidémiques. Ce phénomène s’explique par un mode de vie sédentaire associé à un décalage circadien — une désynchronisation entre nos horloges biologiques internes et les signaux environnementaux. De plus, nous passons près de 90 % de notre temps à l'intérieur, avec une exposition très limitée à la lumière naturelle. Pour étudier le rôle de cette dernière sur le métabolisme humain, et en particulier sur le contrôle de la glycémie, une équipe de l'Université de Genève (UNIGE), des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), de l'Université de Maastricht et du Centre allemand de recherche sur le diabète (DDZ) a mené une étude contrôlée sur treize volontaires avec un diabète de type 2. Exposé-es à la lumière du jour, ils et elles présentaient des taux de glycémie plus stables et une amélioration globale de leur profil métabolique. Ces résultats, publiés dans la revue Cell Metabolism, apportent la première preuve de l'impact bénéfique de la lumière naturelle sur les personnes atteintes de cette maladie.