es réseaux métallo‑organiques — mieux connus sous le nom de MOFs (metal-organic frameworks) — figurent parmi les matériaux les plus étudiés pour relever les grands défis environnementaux. Leur structure ultra-poreuse, à la fois légère et extrêmement organisée, leur permet de capturer le CO₂, de purifier l’air ou l’eau, de faciliter certaines réactions chimiques ou même de contribuer à la production d’hydrogène. Pas étonnant que le Prix Nobel de chimie 2025 les ait propulsés sur le devant de la scène : ces matériaux jouent désormais un rôle clé dans l’essor de technologies plus durables.
Malgré leur potentiel, les MOFs demeurent difficiles à produire. Les méthodes traditionnelles exigent de fortes températures, allant parfois jusqu’à 200 °C, et des réactions longues, gourmandes en énergie. Ces conditions extrêmes peuvent altérer la structure du matériau et limiter ses performances.
C’est précisément ce que la professeure Dongling Ma, experte en nanomatériaux à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en nanocomposites fonctionnels avancés est parvenue à contourner. En collaboration avec des collègues de l’Université McGill, elle a mis au point une nouvelle méthode qui simplifie et améliore la fabrication de ces matériaux.